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 Au coeur de la ville de Lille, le groupe JP existe depuis le mois de mai 2006, et inscrit sa proposition dans celles du diocèse. Il réunit des jeunes adultes dans la vie active ou en recherche d'emploi de moins de 35 ans, dans un esprit de convivialité et de fraternité. Lors de nos rendez-vous du mercredi soir, nous partageons, à la lumière du nouveau testament, nos sensibilités dans le foi ainsi que nos cheminements et situations personnelles et professionnelles.


Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 12:12

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Le week-end "Souvenirs, souvenirs" du 2 et 3 octobre en images :

 

Cliquez sur le titre de l'article pour accéder au diaporama...

 

Merci aux photographes.

 

 

ici le diaporama

Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 19:23

 

(Résumé de la présentation sur l'icône faite par Christophe et Thomas)

 

Le mot icône vient du grec, eikona, qui signifie image.


On distingue :

- l’image pieuse : qui représente un sujet religieux

- l’image sacrée : qui suit des règles de représentation, elle est réalisée dans la prière et bénie par un prêtre.

Elle est sacrée car reliée au Royaume des cieux par la bénédiction et habitée par l’esprit du représenté par les prières lors de sa fabrication. L’image sacrée, comme toute chose sacrée, peut être profanée si, par négligence, l’esprit la quitte.


Conception initiale       

Dans le judaïsme l’image est interdite à la vénération selon le premier Commandement (Ex 20,1).

« Tu ne te feras pas d’idole, ni rien qui est la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur la terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre… »

En ce temps l’image ou la représentation est confondue avec le sujet représenté (rappelons-nous que dans l’antiquité l’image est une chose très rare et impressionne beaucoup plus qu’aujourd’hui). Il y a confusion entre l’image et l’être même, ce qui donne des cultes idolâtres (cf. Le veau d’or).

 

Apports de l'Eglise

L’Eglise, en élaborant sa théologie suite à l’Incarnation de Dieu en Jésus-Christ, va discerner la différence entre l’essence de l’être et sa représentation dans la matière inerte. Elle va autoriser la représentation de Jésus, le Christ car il a pris chair et s’est révélé dans le monde matériel. Elle précise toute fois que l’image est distincte de l’être mais à la vertu de porter à la conscience du spectateur la personne représentée. L’image est un soutien à la prière et permet au fidèle d’orienter sa prière (en lui rappelant que le Christ est la Parole de Dieu incarné, qu’il est le Tout-puissant…).

Le concile de Nicée II (787) autorise les images. Il écrit :

« Quiconque vénère une image, vénère la personne qui y est représenté. »

« Plus on regardera ces images (du Christ, de Marie, des anges et des saints) et plus le spectateur se souviendra de celui qui est représenté, s’efforcera de l’imiter, se sentira excité à lui témoigner respect et vénération, sans toutefois lui témoigner une latrie qui ne convient qu’à Dieu seul, mais il leur offrira en signe de vénération de l’encens et des lumières… » latrie = adoration

 

L’Eglise va définir des canons de l’image religieuse et des règles de réalisation pour transmettre la juste doctrine et éviter les mauvaises représentations. L’Eglise a définit 4 types de représentations pour la Vierge Marie :

Typologies des images de la Mère de Dieu :

- Vierge en Majesté, royauté de Marie

- Vierge de Tendresse, protection de Marie

- Vierge « Montrant le Chemin », Marie qui guide les fidèles vers le Christ

- Vierge Orante (ou priante) ou Vierge du Signe, intercession de Marie

Typologies des images du Christ :

- Christ Pantocrator, qui signifie le Tout-puissant en grec

- Christ en Majesté, royauté du Christ

- Mandylion ou Sainte Face, tradition du tissu de sainte Véronique imprimé par le visage de Jésus lors de sa Passion (d’où le nom Véronique : vera icona, vraie image).

 

Elaboration d'un image sacrée

L’image sacrée se distingue par les règles qui guident sa fabrication et les éléments représentés.

Dans la tradition de l’icône, la recherche porte sur la communication de l’essence des êtres et non sur la représentation fidèle de leur apparence ou de leur réalité (ex. : Jésus enfant avec une tête adulte, perspective inversée…). L’image a pour vocation de porter à la conscience la présence de Dieu et sa nature à travers un ensemble de codes. On dit ainsi qu’elle est écrite.

L’image sacrée est réalisée selon des règles définies au VIIe concile (Nicée II) en suivant un jeûne et des prières spécifiques, de sorte que l’esprit de l’être représenté vienne dans la peinture. Elle ne peut être faite que dans la contemplation, elle est imprégnée de la théologie de l’Eglise, elle est fondée sur l’Incarnation d’un Dieu fait homme (donc avec un visage).

Quelques règles :

Le regard se veut neutre d’expression afin de permettre le passage vers le monde divin et vice versa,

La taille des personnages, les couleurs, les mains, les pieds, les cheveux etc…sont codifiés et ne doivent pas laisser place à un naturalisme ou au sentimentalisme ;

De même pour la perspective inversée, le point de fuite se trouve devant et non derrière, c’est une façon de montrer que Dieu vient vers l’homme.

 

ChristPantocrator 2

 

 Les codes de l’icône

 

- Le creux dans le bois signifie que ce qui est représenté n’est pas la surface des choses mais la profondeur des choses.  

 

- Le fond doré permet de porter le regard du spectateur dans la lumière divine, sans espace ni temps.  

 

- Les inscriptions, souvent en grec, signifient le nom de la personne représentée (IC pour Iésos, XC pour Christos ; MP pour Marie et OV pour Théotokos, la Mère de Dieu).


- L’auréole marque la sainteté de l’esprit de celui qui est représenté. L’auréole avec une croix à l’intérieur distingue la personne du Christ. Les lettres « Ô wn » signifie en grec, « l’Etant » ou « Celui qui est ».

 

- Le regard est neutre de sorte que notre esprit rencontre un regard profond qui appelle à la vénération de Dieu.


- Les doigts
  signifient, quand deux sont levés et les trois autres repliés, la double nature du Christ (Homme et Dieu) et les trois Personnes divines.


- Le Livre
ou le rouleau signifie que celui qui est représenté détient la loi divine, le Parole de Dieu, la Vérité. Les inscriptions Alpha et Oméga indique le Christ est l’Etre Total qui connaît tout du commencement à la fin.   Orans-Theotokos-web.jpg


- La perspective inversée
du  livre ou d’autres éléments géométriques cherche à placer le spectateur au centre de la scène et l’intégrer dans la lumière divine. Il inspire au spectateur de se mettre sous le regard de Dieu. Ce n’est plus le spectateur qui regarde mais c’est l’image qui regarde  pour que le fidèle  se laisse regarder par Dieu.


- Les plis des tissus
et les couleurs donnent la dynamique, la vitalité à l’image. Elle concentre le regard sur le cœur ou le regard du personnage selon les images.
     
Pour les icônes de la Mère de Dieu :

- Les trois étoiles sur les épaules et le front rappellent la virginité de Marie : avant, pendant et après l’enfantement du Christ.

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 19:46

cardinalnewman.jpg "Dieu m'a créé pour une tâche précise à son service;

il m'a confié un travail que moi seul peux accomplir et nul autre.

J'ai une mission ; je peux ne pas la connaître tout au long de cette vie, 

mais elle me sera révélée dans l'autre.

Je suis un maillon d'une chaîne, un lien entre des êtres.

Il ne m'a pas créé pour rien."


John Henry Newman

Méditations on Christian Doctrine

JH Newman est un théologien anglican converti au catholicisme au XIXe siècle et devenu cardinal.

 
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